Si la ressource est électronique, pourquoi gérer un enregistrement distinct pour le décrire et lui donner accès ? Voilà l'idée des métadonnées (les Anglo-saxons disent metadata), ces données sur les données. Elle n'est pas si nouvelle ; voilà beau temps que délaissant le système des incipit on a inventé la page de titre, qui rassemble des éléments d'identification sur le document lui-même, voir le catalogage dans la publication, fût-elle imprimée. Mais la métadonnée électronique peut permettre de donner directement accès au document. Pourvu qu'un robot l'ait lu et construit automatiquement une base de données - on n'échappe pas la nécessité de l'information secondaire1.

Il y a des métadonnées communes, de plus en plus présentes sur la toile, et que des moteurs de recherche comme Altavista reconnaissent. Il suffit par exemple d'inclure dans l'en-tête d'un fichier Web une formule telle que :

<META NAME="Subjet" CONTENT="catalogue, catalogage, catalographie, catalog, cataloguing">

Dans un milieu qu'on qualifiera de bibliothécaire est né (à Dublin, Ohio, siège d'OCLC) le Dublin Core2, série de quinze éléments propres à décrire une ressource électronique :

<META NAME="DC.Subjet" CONTENT="catalogue, catalogage, catalographie, catalog, cataloguing">

La plupart de ces éléments nous sont familiers : auteur, titre sujet... Mais d'autres ne faisaient pas partie jusqu'ici de la tradition catalographique, comme la période de validité ou la gestion des droits. Encore l'économie.

Les applications pratiques du Dublin Core sont encore assez peu nombreuses. On peut citer le réseau national [français] des bibliothèques de mathématiques.


Le nouvel âge des catalogues
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1 Pour accéder rapidement à des données à partir de mots, il faut au moins un fichier d'index. L'accès séquentiel, qui repose sur la lecture intégrale de l'ensemble des enregistrements, n'est supportable que sur un corpus réduit.2 En français : http://www-rocq.inria.fr/~vercoust/METADATA/DC-french.html.> En anglais :